Et il a eu raison. Il y a effectivement des choix à faire, il est sportif de haut niveau, c'est comme ça qu'il montre qu'il est sérieux dans ses affaires.
Un article intéressant sur la construction des films chez Netflix. On notera que c'est pour les mêmes raisons que le guitar hero a disparu, les morceaux de 7 minutes de musique qui ne répondent plus à la norme. En effet, pour le streaming musical avec parfois une limite à 30 secondes, il faut être percutant dès le début. On comprend alors pourquoi Netflix veut envoyer directement l'action dès le départ, pour captiver le spectateur. Je pense que le problème de cette stratégie c'est que le cerveau finit par s'habituer et ne plus réagir.
Alors que les critiques que j'ai vues circuler sont plutôt mauvaises, qu'on prédisait un bide, le film passe la barre du milliard. Je trouve que c'est positif pour James Cameron et que ça fait un pied de nez à ses détracteurs même si je ne regarderai ni le 2 ni le 3 car je trouve que c'est trop long.
Les séniors absents des salles de cinéma, ce serait donc la faute des vieux si le cinéma est en berne. Quid de Netflix et des autres plateformes de VOD qui captivent les gens à domicile ?
Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. La mort du cinéma est en marche.
Le nombre de remake et de reboot des quatre fantastiques est assez étonnant, la sensation d'une série maudite, comme s'il était impossible de passer à une suite, un scénario original. Ici encore rien de neuf sous le soleil, les quatre fantastiques et Galactus qui vient s'emparer du monde. Cela faisait longtemps que je n'avais pas regardé un film de super héros en entier, il faut dire que si on fait abstraction d'une absence totale de scénario, le film ne manque pas de qualités. Esthétiquement, c'est très réussi avec un monde des années 60 modernisé sur certains aspects. On pense à un Fallout ou à BioShock. D'un côté des appareils ultramodernes qui contrastent avec les appareils électroniques façon texte. C'est très beau, ça bouge pas mal, ça essaie d'être drôle et ça réussit parfois. Je note la transformation d'un surfeur d'argent en surfeuse d'argent pour faire une romance avec la torche humaine, une liberté qui montre l'importance de respecter les codes. En effet, le couple de l'homme élastique et de la femme invisible qui ont un enfant, c'est beaucoup moins glamour.
On s'imagine dans quelques dizaines d'années. Après avoir cannibalisé l'ensemble de ce qui produit de prêt ou de loin ce qui fait du cinéma, après avoir martelé dans un grand message écologique que tout ce béton, tout cet espace qu'occupent les salles alors qu'on peut le faire confortablement chez soi, on pourrait mettre des espaces verts ou des logements, ce sera la mort du cinéma. Et d'ailleurs quand on voit la baisse de qualité en lien justement avec les plateformes de streaming, on se dit que l'affaire est en marche. Mais en fait, on a ce qu'on mérite. Le succès des plateformes montre tout simplement qu'on peut se contenter de la médiocrité et qu'il n'est pas nécessaire de payer des millions pour avoir un film qui plaise.
Terence Stamp, grande carrière d'acteur, j'ai un souvenir de lui dans le film Yes Man avec Jim Carrey dans lequel il est gourou du oui. Il faut dire oui à tout pour trouver le bonheur, en tout cas dans le film.
Je viens de voir Ballerina, film tout à fait correct quand on aime l'univers de John Wick. Un personnage qui bien sûr ne vaut pas John Wick, il faut reconnaître que Keanu Reeves joue quand même d'une manière totalement décalée entre la violence de la série et sa posture, il est impossible de l'imiter et il ne faut pas, d'où certainement le choix d'une femme. L'ambiance, les scènes d'action, c'est réussi et la fin nous laisse entrevoir une continuité à la série. Toutefois, le film n'apporte rien à la saga et on a quand même l'impression de jouer au dernier Fifa. Un univers connu, rassurant, dans lequel il n'y a pas grand-chose de plus.
Dans les années 80-90, un couple d'origine Tunisienne et Algérienne éduque ses deux enfants dans un quartier particulièrement bourgeois. Les problèmes commencent quand le propriétaire veut récupérer l'appartement et que la fille aînée se retrouve avec Charles Martel comme ami imaginaire. Le film manque cruellement de rythme, mais pour ma part je note la performance du rappeur Sofiane qui va réussir dans le métier d'acteur. Ici exit le voyou mais le père de famille, il s'en sort très bien.
Sharp Corner est le film le plus malaisant que j'ai vu depuis ces derniers temps mais force est de reconnaître que le scénariste est allé au bout de son délire pour un résultat que j'ai trouvé convainquant même si le rythme est particulièrement mou. C'est un couple qui s'installe dans une nouvelle maison et le soir de l'emménagement, un terrible accident de la route se produit et tue deux personnes. Le choc est tellement violent qu'ils se retrouvent avec un pneu dans la maison.
Il développe une obsession pour sauver les gens durant les accidents de la route. Et la question qui se pose, jusqu'où sera-t-il prêt à aller pour sauver quelqu'un ?
3.2 pour la presse, 4.2 pour le public, un point d'écart ce n'est pas anodin. Très joli film inspiré d'une histoire vraie qui raconte pas mal de choses. La détermination d'une mère et le parcours d'un homme écrasé par cette même détermination. Cohen qui montre qu'il sait tout faire, de la comédie bien idiote comme Serge le mytho ou la flamme ou cette histoire dramatique.
Je suis un inconditionnel du film de battre mon cœur s'est arrêté, qui raconte la rédemption d'un homme violente avec la musique. Je n'ai pas vraiment le souvenir de l'acteur, il faut dire que Romain Duris crève l'écran. Par contre, sa prestation dans Quai d'Orsay est vraiment énorme. Avec un Thierry Lhermitte qui interprète à pas grand-chose Dominique de Villepin, Niels Arestrup dans un calme total, à l'opposé du ministre, règle tous les problèmes depuis son bureau en quelques coups de téléphone.
Même si l'histoire est archiconnue, le film fait la performance de m'avoir captivé pour environ trois heures. C'est rare, suffisamment rare pour être remarqué. Ça joue bien, c'est beau, l'histoire de cette vengeance bien menée, c'est du bon film comme on en voit pas souvent en France. Le regret tout de même c'est le manque de créativité, nous sommes dans un remake, rien de neuf sous le soleil.
C'est l'histoire d'un prêtre qui voit débarquer dans sa vie une femme et son enfant, leur enfant. Cette dernière, interprétée par Géraldine Nakache veut une reconnaissance, veut que son fils connaisse son père. Grégory Gadebois qui joue toujours aussi bien, est attaché à son ministère, à sa paroisse et n'envisage pas de renoncer à tout pour cet enfant qu'il n'a pas voulu.
Critique plutôt franche de l'Église catholique et de son modèle, on ne manquera pas de rappeler la situation "commune" des prêtres qui cachent femme et enfant, on pardonnera les situations clichées pour un film extrêmement bien joué.
Je viens de regarder le film et c'est une belle histoire. Je pense qu'il faut s'arrêter là, car deux enfants de 5 et 7 ans qui jouent les MacGyver dans une forêt qui n'aurait pas existé. Alors effectivement, c'est très français de voir le mal partout, toutefois cela paraît peu crédible. Pas de maladie, la connaissance de la nature, ça fait quand même beaucoup.
Benjamin Biolay est critique musical pour un journal. Suite à un excès, il se retrouve "puni" en couvrant un reportage sur les associations qui s'occupent des migrants. Alors qu'il vit comme un adolescent attardé entre les filles et la musique, il se retrouve à héberger un jeune clandestin. Quelques jours pas plus est un cas d'école puisque AlloCiné est forcé de signaler que la note est anormale pour ce film qui se fait largement castagner par les spectateurs. Je suis personnellement fan de Benjamin Biolay avec cette nonchalance extraordinaire, cette voix, cette présence. Un rôle de composition comme dirait l'autre.
Oui, c'est plutôt facile, c'est plutôt convenu, mais ça joue bien, c'est plaisant. Comme je reste curieux, je suis allé jeter un coup d'œil pour regarder les avis. On voit des gens avec une seule critique qui ont réalisé une inscription seulement pour dégommer le film. De là à voir une intention, sachant que le film va dans le sens de la dénonciation du sort des migrants, on se dit que les extrêmes ne sont certainement pas loin.
Film sympathique même s'il est teinté d'un patriotisme traditionnel à vomir. Je trouve l'idée plutôt intéressante. Alors qu'on prépare l'atterrissage du premier homme sur la lune, le gouvernement américain n'a pas tant confiance sur la réussite du projet. Scarlett Johansson est mandatée pour faire un faux qui sera diffusé au cas où ça ne marche pas. On joue ainsi sur le grand mythe du faux atterrissage qui ne cesse encore d'alimenter les théories complotistes. Note très personnelle, Channing Tatum ressemble de plus en plus à Léonard Nimoy dans Star Trek, mais sans le maquillage.
Assez partagé sur ce film qui comme on peut l'imaginer raconte l'histoire d'un prof qui a des problèmes avec ses élèves. La fameuse phrase, pas de vagues, on la connait, il s'agit du positionnement qu'auraient les chefs d'établissement, la hiérarchie, quand on a un problème. Pourquoi partagé ? Le film est très bien joué, François Civil ne prend pas un rôle facile à porter puisqu'il interprète un professeur homosexuel accusé de harceler une jeune fille. On voit les erreurs que fait l'homme, et on sait qu'on en fait tous, dans ce métier dans lequel il ne s'agit pas seulement d'envoyer du savoir. Néanmoins, certaines situations me paraissent un peu trop tirées par les cheveux, même s'il s'agit d'une histoire inspirée de faits réels. Plus important que la crédibilité complète des situations, le message, je pense qui lui est particulièrement clair, quand ça dérape dans l'éducation c'est toujours du lourd.
On fait le constat que le système d'abonnement payant atteint ses limites. Pourquoi ? Parce que finalement l'offre de Netflix n'est peut-être pas d'une qualité suffisante pour qu'on la paye. Que l'offre est trop importante, si bien qu'on en finit par arriver aux vieux modèles : la publicité de notre chère télévision.