Si bien sûr, je peux comprendre la frustration des usagers, je ne compatis pas. Je me rappelle ceux qui expliquaient à raison qu'il valait mieux investir dans les réseaux libres ou dans son site que de perdre du temps dans des services propriétaires dont on ne maîtrise pas les règles. Malheureusement, quand on utilise des services de Meta, YouTube ou autre, non seulement on devient contributeur et on engraisse la machine, mais on doit aussi se soumettre à leur volonté. Peut-être que Distrowatch aurait pu prendre ce temps pour modifier son site qui n'a pas changé depuis quelques décennies.
Voici la nouvelle star des cours d'école. Là, on va aller encore dans le compliqué et c'est ici qu'on voit qu'on a toujours un tour de retard. Pendant que la France réfléchit à l'interdiction des téléphones portables en France, on n'anticipe pas les lunettes connectées. Je pense que cela va être un nouvel outil de harcèlement et le prochain fléau à gérer.
Il y a dans cette vision des choses quelque chose qui me gêne. On a l'impression qu'on ne veut pas de l'outil parce qu'on finirait par ne pas être capable de le maîtriser. Si effectivement on peut mesurer le temps perdu sur les réseaux, sur le futile, sur l'inutile, je serai curieux de connaître celui qui consiste à prendre une carte, valider les opérations bancaires, gérer les soucis techniques de double authentification et j'en passe. Le problème ne vient pas des outils mais des usages, il faut apprendre à encadrer sa consommation.
27 millions de rendez-vous médicaux qui ne sont pas honorés par an c'est conséquent. Et c'est ici qu'on comprend pourquoi nous nous orientons de façon légitime vers un durcissement de la société. Les médecins ne sont pas les premiers, les restaurateurs désormais facturent de plus en plus pour des tables réservées pour lesquelles les gens ne se présentent pas. Nous souffrons de plus en plus d'un manque d'éducation collectif et de respect des règles.
Constat similaire avec les enfants que je croise où l'enseignement est devenu un cadre, une ambiance, pour se consacrer de plus en plus à l'éducation. Et c'est de la même manière, sans surprise, que certaines crèches, halte garderie, mettent des amendes pour des enfants récupérés de façon systématiquement en retard.
Le plus triste, c'est que dès qu'on touche au portefeuille, ça marche. J'aime les grandes phrases libertaires qui visent à l'autonomie des populations, malheureusement en ne respectant pas les règles élémentaires de société, nous posons nous-mêmes les bases d'un système de surveillance et de crédit social à la chinoise qu'il sera difficile de refuser face aux exactions des citoyens.
Une belle initiative, comme quoi d'autres voies existent.
Alors que le niveau de nos élèves ne cesse de diminuer, qu'on constate quand même masse de problème dont le recrutement des enseignants, le vieux débat sur les vacances qui revient. Évoquer les vacances scolaires, c'est comme le fauteuil à 40.000€, c'est montrer qu'on est déconnecté de la réalité. Si on fait abstraction des professionnels du tourisme, nos meilleurs amis, il faudra faire remarquer trois choses au président Macron :
- Quand faire venir des élèves au mois de mai en France ça commence à devenir une guerre, imaginer le 14 juillet c'est quand même fantaisiste.
- Avec des températures parfois caniculaires en juin, le 14 juillet est une plaisanterie.
- On fait quoi avec les profs mal payés ? On les paye plus ? Pareil ? Du fait de nos contrats, il sera nécessaire de payer 1 million de prof sur 15 jours d'école de plus. Le fait d'aller plus à l'école, ne nous fera rien produire de plus, c'est donc une dépense de plus.
Il y a tout de même un problème de fond dans la situation. Oui, il est légitime qu'un propriétaire ne loue pas une poubelle. Mais de l'autre côté, comme pour l'entreprise, les entraves sont devenues tellement importantes que les bailleurs ne veulent plus s'engager sur de la location à long terme, préférant faire du Airbnb. On se retrouve donc avec des gens qui ne veulent plus louer, des gens qui ne peuvent plus se loger et pourtant un marché de l'immobilier qui est paralysé.
La boîte à clé devient le symbole de la location Airbnb. C'est un procédé qu'on commence à voir dans pas mal de villes de France. J'ai toutefois envie de dire que le mal est fait. On a l'impression de prendre le mal à la racine, mais en fait non. Aujourd'hui c'est la boite à clé, demain, il y aura d'autres stratégies pour faire du Airbnb. Cela dit, avec des tarifs de moins en moins attractifs, des valeurs qui s'éloignent de celles que j'ai connues au début avec des gens qui prenaient le temps, le problème de Airbnb ne sera peut-être pas les bâtons qu'on veut lui mettre dans les roues mais les dérives de son fonctionnement pour faire de l'argent à tout prix.
Avec les anciens modèles de PC pour lesquels on avait des batteries amovibles et pas de l'ultraportable, il suffisait d'un bouton pour faire sauter la paroi et avoir accès à tous les éléments. Je pense bien sûr aux gammes d'ordinateurs professionnels. Avec l'allègement des ordinateurs, la colle, le scotch, autant d'éléments qui rendent la réparation difficile. Concrètement il me paraît difficile de revenir à une facilité de réparation et / ou modularité sans revenir à des appareils plus épais.
Suite à mon problème de SSD soulevé précédemment, j'expliquais que la lecture restait accessible même si on ne pouvait pas faire de copier coller. J'ai perdu l'intégralité de mes MP3. Ce n'est pas grave mais il peut être intéressant de récupérer une liste texte. Avec la ligne de commande donnée dans le message, c'est possible, on peut même avec le -R, le faire de façon récursive.
L'Europe vise à faire comme les américains et partir sur Mars et c'est un problème de fond. Partir sur Mars, c'est un délire de milliardaire, il n'y a rien à faire sur Mars, on n'ira pas vivre sur Mars. Au lieu de faire le calcul de comment sauver la planète, on précipite encore des ressources, de l'argent dans de l'inutile. Il est urgent que l'Europe coincée entre la Chine et les États-Unis trouvent la troisième voie.
Je m'étais laissé convaincre par ce SSD en février 2024, je viens de me rendre compte qu'il a rendu l'âme aujourd'hui. En regardant les commentaires clients, il apparaît que je ne suis pas le seul malgré les excellents résultats que reçoit ce SSD. Moralité, je ne recommande pas la marque fanxiang. On pourrait me faire remarquer que j'aurais pu m'en douter, que pour quelques euros de plus j'aurais pu avoir mieux. Néanmoins, pour ce style de matériel, quand on sait qu'il y a peu de fabricants, j'ai tendance à prendre n'importe quoi sans aucun problème.
Finalement quand un SSD meurt, une première pour moi, on voit le contenu du SSD mais il est impossible de faire un copier-coller. On peut donc avoir la joie de voir ce qu'on a perdu. Pour ma part, rien de bien catastrophique. Il n'empêche que c'était le SSD du petit serveur que j'avais monté à domicile avec Nextcloud. Je ne sais pas si je vais remonter un Nextcloud ou autre chose.
Le fameux monde d'après n'aura pas lieu.
C'est une réalité du métier, une parmi d'autres. On évoque ici les dépenses régulières que nous faisons pour pouvoir travailler. Dans n'importe quelle société, on vous confie un ordinateur professionnel de la boîte. Dans l'enseignement, on doit avoir son matériel. On pourrait rétorquer que depuis la COVID, une prime informatique de 150€ par an est versée, c'est vrai. Le problème du métier d'enseignant c'est en fin de compte son manque d'encadrement. 18h de cours à fournir sur le papier, mais combien de temps consacré à la mission et désormais aux extras. Le métier d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec celui d'hier. Les enfants à particularité, les problèmes sociaux, mais aussi la paperasse ont démultiplié les tâches. Je suis à un âge trop avancé pour envisager changer de métier qui conserve encore ses avantages comme les vacances qu'on veut raboter, mais pour quelqu'un de jeune, c'est un métier que je déconseille fortement.
Et le dernier article pour en finir avec, on quitte X. Je note tout de même que les gens sont particulièrement lucides sur la masse de followers accumulés. On notera qu'il y a une différence entre quitter un réseau en y laissant sa griffe et supprimer son compte. Ce n'est pas la même chose même si j'entends que des escrocs prendraient les places libérées. D'une manière ou d'une autre, X n'est qu'un prétexte, c'est le modèle du web qui est à revoir.
Avec des réseaux sociaux très nombreux, la possibilité de contacter des millions des gens, on est seul. Personnellement ça ne m'étonne absolument pas, et pour plusieurs raisons. Les amis virtuels, c'est différent du réel et en 2025 tabler sur la sincérité de l'individu en face, je pense que c'est risqué, on n'est plus en 1998. De plus, je le vois avec un réseau comme Instagram ou même Facebook pour les vieux, on ne s'abonne qu'aux gens qu'on connaît. Alors si effectivement, on peut se lancer dans une quête perdue des gens qu'on a connus, il ne s'agit pas de rencontrer de nouvelles personnes sauf pour se faire arnaquer. On remarquera qu'on peut se rapprocher des articles sur les sites de rencontre qui plongent. CQFD.
Avec la menace qui pèse sur TikTok puisque Trump vient de donner une permission de 75 jours, on assiste à un phénomène similaire à celui de X ou presque. Dans la perspective où votre réseau préféré s'effondre, par quoi vous le remplacez. L'approche de Neptune a l'air de valoriser réellement la dimension sociale dans le sens où l'on vous propose ce que vous suivez et pas des suggestions qui sont mises en avant.
Si on peut louer ces tentatives d'alternatives plus saines, il faut bien se dire que tant qu'on est dans un rapport financier du type c'est gratuit vous êtes le produit, il sera difficile de s'émanciper des schémas classiques : ciblage, publicité etc...
Je regardais la page du collectif HelloQuitX qui détaille largement l'utilisation de Mastodon. Il est aussi noté que Bluesky est une société privée avec les effets de bord qu'il peut y avoir. Par contre, je souhaite bien du plaisir à ceux qui vont débarquer comme des fleurs sur Mastodon, ils risquent d'être déçus à de nombreux titres. À noter encore. On invite à partir sur Mastodon sans se poser de questions sur le modèle économique des instances. Qui paye pour cette fameuse indépendance ?
Le passage d'un modèle comme Twitter à celui du libre ce n'est pas simplement changer de bistro, c'est un peu plus complexe que cela.
C'est assez amusant. Libération sur X explique que la plateforme n'est plus compatible avec ses valeurs.
Voici ce qu'on peut lire dans Wikipédia :
Depuis septembre 2020, il intègre un fonds de dotation créé à partir de Altice Média, groupe détenu par le milliardaire Patrick Drahi, principal actionnaire de BFM TV. En 2023, le quotidien se présente cependant comme « le journal de toutes les gauches ».
Ce qui laisserait sous-entendre qu'être financé par Drahi, participer à des réseaux de Méta c'est conforme aux valeurs de Libération. Comme je l'ai dit, le compromis est partout. Cela dit, cela me rappelle les débats qu'on faisait il y a peut-être plus de 15 ans quant au fait que les institutions libristes se retrouvent sur des réseaux sociaux américains dirigés par des GAFAM. Avec du recul, il apparaît que le choix de la radicalisation était en fait le bon. Je ne suis pas certain que le libre se soit fait connaître sur Facebook ou Twitter. Je ne suis pas sûr que des gens ont fait leur migration car ils ont lu des choses formidables sur le libre.
Ce qui est certain c'est que l'énergie dépensée pour exister dans ces plateformes aurait pu être consacré ailleurs, comme développer les plateformes libristes. En fin de compte, les barbus intégristes avaient raison.
On est déjà pas top dans la génération de contenus, je me doute que ça va être certainement médiocre dans la gestion des tâches. Après, on ne va pas se mentir, c'est l'avenir.