La logique est toujours la même. Sur une classe de 35 élèves, si 20 choisissent la solution de facilité à savoir ne pas aller en stage, ce sera une fois de plus à l'école de gérer les élèves. Et c'est là qu'on va avoir une masse de problèmes. Le premier problème c'est qu'un prof qui est annualisé, son temps de travail est calculé pour que lorsque ses élèves sont en stage, il n'est pas au boulot. S'il est au travail il faut le payer. Ensuite, ouvrir les portes de l'entreprise pour découvrir le monde du travail avec des visites tous les jours, c'est encore la fête au village. Il faut payer le transport, contacter les entreprises et j'en passe. C'est donc une fois de plus un travail important qui va être relégué aux établissements scolaires.
Enfin dernier point et pas des moindres. La France a un record de mort au travail, les jeunes en particulier, je suis bien placé pour le savoir. C'est peut-être dans cette direction qu'il faudrait regarder, à savoir si les entreprises sont secure et à fortiori pour les gamins qui viennent sur une période d'observation puisque c'est le cas des troisièmes et des secondes.
On résume. Les gens sont malheureux au travail, c'est quand même la grosse foire mondiale, ça ne motive pas pour faire des bébés. On met tout le monde sous pression, certainement pas pour les bonnes raisons d'ailleurs car la productivité n'est pas au rendez-vous et on invite les gens à faire des bébés. Cherchez l'erreur.
Inflation, charges sociales, c'est évident que la motivation pour travailler plus n'y est pas.
Évolution logique de la société, mais à la différence du cheval et de la voiture, c'est que ça arrive beaucoup plus vite, beaucoup trop vite. Les révolutions se produisent en quelques années et il n'est pas possible d'anticiper le changement que ce soit pour les écoles, mais aussi pour les gens. Il faut que les états reprennent la main sur les technologies même si pour cela il faut les brider. C'était une proposition d'un groupe de scientifiques qui disait que ça allait trop vite et ils ont raison. Malheureusement la réflexion est ailleurs, la boîte qui ira plus vite que les autres gagnera plus d'argent que les autres, la racine du mal c'est le capitalisme.
On pourrait prendre le constat de Microsoft au sérieux, un constat qui ne surprend pas. Nous sommes noyés sous les mails, les notifications etc... Ce qui amuse, c'est la conclusion, l'idée de génie. Un petit coup d'IA et le problème est réglé. Je vous donne son nom, Copilot, l'IA de Microsoft ! Créateur du mal et de l'antidote.
Pas fou le jeune, les contrats précaires de l'état n'attirent pas. Si l'état se pose des questions, il n'a quand même pas besoin d'aller chercher bien loin les réponses. Sans forcément proposer des postes de fonctionnaires, des postes de contractuel de l'état en CDI ça existe, pour preuve, j'en fais partie.
Quelque chose me fait dire, que ça va être difficile de payer nos retraites.
L'idée de la diminution de la rémunération des arrêts maladie, c'est certainement pour éviter la stratégie qui consisterait à prendre une semaine d'arrêt. En effet, on prend trois jours de carence, la tentation de pleurer le médecin pour avoir la semaine paraît comme une évidence. Si on baisse la rémunération, la tentation de prolonger l'arrêt sera réduite. Alors que va-t-il se passer ? Je suis prof, je tombe malade, le genre de bonne maladie infectieuse qui va contaminer tout le monde, je me traîne en classe pour mettre des interros à tout le monde. On va donc assurer la présence au travail, contaminer le reste et avec un peu de malchance aggraver ses symptômes pour quelque chose de plus grave. L'état sait indéniablement faire des économies... Tant qu'on ne touche pas au caviar des ambassadeurs, tout va bien.
Le fameux monde d'après post COVID avec ses promesses. Le télétravail, un monde plus écolo, moins d'avion, plus de local. Finalement, tout s'envole, comme les avions :), y compris le télétravail, très apprécié par de nombreux salariés. On se rend compte que tout ceci n'était qu'un positionnement face à une situation donnée et c'est aussi notable. En effet, lors d'une situation telle que nous l'avons connue, les gens ont su changer de façon radicale leur mode de vie. De là à penser que c'est par le passage en force qu'on arrive à changer les mentalités, il n'y a malheureusement qu'un pas.