Quotidien Shaarli
March 9, 2025
Bon ben maintenant, il n'y a plus qu'à retirer tous les appareils embarqués qui ne servent absolument à rien, revenir à des voitures qui donnent l'essentiel sans toute cette électronique embarquée. Malheureusement si ce retour en arrière est paradoxalement une avancée, c'est un peu comme d'habitude, il faudrait que les gens n'achètent pas pour que ça ne se vende pas. Mais ici, pas le choix, on est bien obligé d'acheter de la voiture. J'entends bien sûr dans un monde de campagne pas si éloigné de tout mais que les transports en commun desservent trop mal.
En Chine, le secteur du luxe connaît un ralentissement. Les consommateurs ont notamment changé leurs habitudes depuis la crise du Covid. Les grandes marques doivent aussi faire face à une nouvelle concurrence : la seconde main.
Pas forcément surprenant mais j'ai aussi envie de dire que ça dépend du point relai. Pendant des années, mon point relai était un tabac. Je ne fume pas, je ne pratique pas les jeux d'argent, je n'achète pas de journaux. La moralité c'est que le commerçant véhiculait un énorme sentiment de culpabilité pour me faire comprendre qu'il aurait été bien que j'achète quelque chose. Depuis, j'ai un point plus proche, un carrefour city et je joue le jeu du commerce de proximité. Je pense qu'ici comme toujours, il s'agit d'un juste milieu. Des gens qui arrêtent de tirer sur les prix dans tous les sens, et d'autres qui saluent l'effort réalisé par le commerçant dans la limite du raisonnable. Car si en effet, cela veut dire payer plus cher "en nature", un service de livraison qu'on aurait pu avoir à domicile, autant se faire livre chez soi.
Le film Indigènes avait fait réfléchir Jacques Chirac quant à nos anciens combattants venus d'Afrique, Bref 2 fait réfléchir toute une génération à l'urgence de ne pas rater sa vie. Il y a derrière ceci un énorme piège tout de même. Un surf évident sur une tendance sans rejeter aucune qualité de bref qui est excellent. Et le second piège, c'est que si on a la sensation de ne rien faire, c'est soit effectivement qu'on ne fait rien, soit l'injonction d'être encore plus productif. Et Bref devient alors un peu comme le yoga, un truc de droite. On fait du yoga pour se sentir bien, pour être plus productif. Le message de ne pas passer 20 ans assis à ne rien faire, ne serait-il pas destiné à nous faire réaliser des actions encore plus instagramables pour que le monde entier le sache ?