Les gens vont faire un tour sur Bluesky, réaliser qu'il n'y a personne et repartir sur Twitter. Twitter est quand même frappé depuis le rachat de Musk par un délabrement reconnu du réseau mais finalement les gens n'arrivent pas à s'en passer. Comme le signalait la journaliste de Zdnet, tout ceci n'est qu'une question d'audience.
Des jeunes qui dépensent des fortunes pour avoir l'air riche sur les réseaux sociaux. On n'ira pas dire que c'est innovant, j'en ai connu des gens qui roulaient dans des grosses voitures, sans avoir les moyens financiers pour le reste. Avoir la plus grosse, c'est inscrit dans les gênes de l'humanité.
Un article honnête sur les raisons de ne pas quitter Twitter, valable pour tous les réseaux sociaux, ou encore YouTube. Toutefois, cela devrait interpeller l'auteure qui écrit "En un sens, j’ai creusé ma propre tombe" et qui a bien conscience des limites du système. En effet, si demain tout s'effondre, elle fait comment ? Il y a tout intérêt à avoir un blog solide derrière, indépendant, et d'essayer d'être le moins tributaire d'une plateforme.
Quand elle écrit :
C’est très facile de faire la morale et des leçons quand on a les moyens techniques et financiers d’être totalement indépendant et quand son travail ou outil de travail ne dépend aucunement de la visibilité que l’on peut avoir.
En conclusion, merci de nous lâcher la grappe.
Elle a totalement raison. Et c'est effectivement ceux qui sont indépendants, qui n'ont pas besoin de visibilité qui doivent emboîter le pas et utiliser les réseaux libres ou alternatifs pour ne pas continuer à alimenter le monstre Twitter.
"67 % des 6-10 ans sont sur les réseaux sociaux". C'est quand même un nombre qui pique franchement.
Il semblerait que le problème ne soit finalement pas qu'en France, mais bien mondial. Interdire est une chose, la mise en application une autre. Je serais curieux de voir comment ça sera appliqué. Parce qu'en France, quand on sait que le tabac et l'alcool sont interdits aux moins de 18 ans ce qui fait donc doucement sourire quand on connaît la masse de fumeurs chez les jeunes.
On est vraiment face à un monde qui nous échappe, sur lequel on n'a plus d'emprise. En fait si. C'est une prise de position individuelle de refuser les choses, et c'est seulement, je pense par cette voie, ce cheminement qu'on aura un changement. Quand les gens se rendront compte de la mauvaise utilisation.
On trouve effectivement de nombreuses réponses sur Reddit et ce sur tous les sujets. Pour l'instant Reddit reste accessible sans avoir besoin de créer de compte. Le jour où ça change, c'est potentiellement une application que je finirai par installer sans participer, mais en suivant. On se rend compte de l'importance des communautés dans la résolution de problèmes. Reddit est propriétaire, ça se sent, mais il a tout de même répondu au besoin de centralisation que rencontrent les gens, à savoir tous les forums au même endroit. Difficile de faire vivre aujourd'hui sa propre communauté. Malgré l'engouement pour les réseaux décentralisés, je pense que cela ne va pas durer. En effet, les gens sont en quête de nouveauté, de réseaux alternatifs qui mettent moins la pression, mais se rendent compte qu'ils ne suffisent pas à combler leur vide d'activité et de quantité. Reddit sera certainement un incontournable dans les années à venir et récupèrera certainement une partie de la population de Twitter plus "éduquée", qui ne doit pas trouver son compte en ce moment.
Reddit le plus grand forum du monde commence à serrer la vis. On se souvient qu'en 2023, 7000 subreddit étaient passés en privés pour marquer leur mécontentement. Il semblerait que la fête est finie. Seulement, si on rationalise quelques minutes, il n'y aura pas vraiment d'autres choix que de se soumettre. Les offres d'hébergement personnel sont en large hausse (coucou o2switch) comme les NDD, comme tout d'ailleurs. Aujourd'hui envisager un retour à l'ancienne avec la réouverture de son propre forum, avoir sa propre communauté, serait un pari osé quand les gens sont à saturation du trop-plein de réseaux sociaux qu'ils utilisent. Peut-être les alternatives libres comme Lemmy.
Bluesky le réseau social… brésilien. On notera que ce n'est pas la ruée sur Mastodon.
Je ne sais pas ce qui est le plus grave. Des gens qui pensent qu'ils vont hériter d'Alain Delon ou que les réseaux sociaux laissent passer ça en toute impunité.
De ce qui transpire de cet article, je note que le journaliste reste finalement sur un point de vue très quantitatif. En fin de compte, il réalise qu'il n'a ni followers sur Bluesky ni sur Threads et donc forcément ça limite l'interactivité. Il a effectivement totalement raison. Si on doit justifier de sa présence sur un réseau social pour diffuser son message, il faut taper dans la plus grande audience. Et c'est ici qu'il fait la différence avec le communautaire Mastodon. Aller sur Mastodon c'est un peu comme tout, c'est un choix. Quitter Twitter / X pour essayer de retrouver une audience similaire, c'est certainement peine perdue.
La problématique c'est cette course à l'abonné, au chiffre, à la performance qui ne font que flatter l'égo.
Sans surprise et pourtant on n'a pas l'impression que ça va si mal que ça. On a aussi la sensation que les gens n'ont pas quitté le réseau social et que c'est l'endroit où il faut être.
Dans l'année, j'ai expliqué l'événement dramatique qui m'a conduit à clôturer mon compte Mastodon qui ne me manque pas. Il s'agit du seul endroit où j'ai expliqué sur internet, si bien que mon profil Facebook est resté totalement neutre. Le jour de mon anniversaire, j'ai eu droit à une masse de messages entre ceux qui ne savaient pas, ils sont pardonnés, et ceux qui savent, mais qui ne me connaissent pas assez pour remuer le couteau de la plaie.
Avec les réseaux on fait le constat que nous partageons bien évidemment ce que nous voulons laisser transpirer et on comprend qu'on ne partage pas la vie des gens de façon active. Nos vies, les vraies, se déroulent en coulisse. Je fais donc le choix un peu radical de fermer l'accès pour des gens qui voudraient me trouver. Mais soyons sérieux. Me retrouver prend 20 secondes entre un site personnel ou mon établissement scolaire qui me cite y compris sur les réseaux.
Les réseaux sont des facilitateurs, ils poussent à la paresse de l'amitié, des relations en général.
Les vidéos de chats, de bricolage et de cuisine me manqueront. Néanmoins, je me suis remis à la lecture et je dégage du temps pour d'autres choses comme celui d'appeler les gens pour de vrais et de ne pas simplement regarder ce qu'ils veulent bien distiller.
Je viens de franchir le pas et supprimer mon compte Facebook. Supprimer est un bien grand mot puisque pour pouvoir utiliser Messenger, il faut avoir un compte Facebook qu'on peut mettre en suspens sans pouvoir le supprimer de façon définitive, sinon Messenger part avec. À l'usage, selon les utilisateurs qui n'ont pas mon numéro de téléphone, je verrai. En effet, WhatsApp va bientôt passer aux identifiants sans avoir besoin du numéro de téléphone, une possibilité de se débarrasser définitivement de Facebook.
La raison ? Facebook m'envoie trop de contenus que je ne sollicite pas. Je n'ai un compte que pour suivre mon association de chats. Je trouve que les gens ne partagent rien, ou pas grand-chose, et ce n'est pas pertinent.
Les prises de position en France sont suffisamment rares pour être remarquées. On évite en effet de parler de religion, de politique ou encore d'argent. Car en faisant abstraction des opinions politiques pour rester sur des éléments factuels, il y a ici une prise de risque de se fâcher avec un bon nombre de millions de personnes. Si certains influenceurs très ancrés à gauche ou avec des thématiques précises n'ont pas grand-chose à perdre avec un électorat avec qui il est déjà fâché, pour Squeezie par exemple, plus consensuel, la prise de risque est importante. Comme un parfum de démocratie en fin de compte, une parenthèse salvatrice dans le milieu de l'influence où la règle numéro 1 est de gagner de l'argent.
La pub qui ne peut être passée, c'est fort quand même. Je regardais une émission sur Ikea et on expliquait que la force du concept, c'est d'avoir réussi à vendre quelque chose que les gens montaient eux-mêmes. Ici, on est tout de même bien plus loin. En effet, les réseaux sociaux sont alimentés par nos publications, sans nous, ils n'existent pas. Et ces nombreuses pubs incontournables qui polluent nos écrans, comme si elles n'étaient pas assez nombreuses, elles deviendraient omniprésentes. À quand la révolution des internautes pour en finir ?
La direction générale des fraudes estimerait que 45% des avis sur un internet sont faux, le taux serait de 15% pour TripAdvisor. Un article qui on notera fait référence à l'intelligence artificielle pour débusquer les faux avis. De faux avis générés par l'IA repérés par d'autres IA, ça laisse songeur.
Mauvaise publicité pour Bluesky qui n'en a pas besoin. Jack Dorsey figure emblématique de Twitter et à l'initiative du projet. En février, le réseau était à 5 millions d'utilisateurs, ce qui est dérisoire quand on sait que Threads a franchi les 100 millions. Il devient difficile de se faire une place chez les réseaux sociaux, encore plus ceux basés sur le texte. En effet, si on peut imaginer la suite de TikTok ou d'Instagram quand les utilisateurs seront trop vieux, les réseaux sociaux basés sur le texte ou même le micro blogging sont voués à disparaître avec l'écrit. Et pourtant aujourd'hui, Threads, Twitter/X, Mastodon, et Bluesky, ils sont surreprésentés.
Même si le nombre peut paraître dérisoire face aux milliards de Facebook, Instagram ou Tiktok, ce n'est pas négligeable. Pour avoir trainé pas mal de temps sur le réseau, c'est intéressant pour toutes les personnes qui cherchent des choix alternatifs comme le logiciel libre, l'écologie ou encore le vélo. La majorité des échanges sont cordiaux, il est de plus facile de bloquer les personnes qu'on ne veut plus voir ou même des instances complètes.
La poste mobile sera avalée par Bouygues. Une opération à 1 milliard pour 2 millions d'utilisateurs. Ce n'est quand même pas rien.
Facebook célèbre ses 20 ans. L'article fait une bonne synthèse sur ce qu'il a été, ce qu'il est devenu et surtout ce qu'il est. Un site internet pour ceux qui n'en ont pas, qui ont fait l'erreur de ne pas en avoir. Car en fin de compte, les réseaux sociaux se multiplient, passent, les pages internet restent.