Il y a tout de même un problème de fond dans la situation. Oui, il est légitime qu'un propriétaire ne loue pas une poubelle. Mais de l'autre côté, comme pour l'entreprise, les entraves sont devenues tellement importantes que les bailleurs ne veulent plus s'engager sur de la location à long terme, préférant faire du Airbnb. On se retrouve donc avec des gens qui ne veulent plus louer, des gens qui ne peuvent plus se loger et pourtant un marché de l'immobilier qui est paralysé.
La boîte à clé devient le symbole de la location Airbnb. C'est un procédé qu'on commence à voir dans pas mal de villes de France. J'ai toutefois envie de dire que le mal est fait. On a l'impression de prendre le mal à la racine, mais en fait non. Aujourd'hui c'est la boite à clé, demain, il y aura d'autres stratégies pour faire du Airbnb. Cela dit, avec des tarifs de moins en moins attractifs, des valeurs qui s'éloignent de celles que j'ai connues au début avec des gens qui prenaient le temps, le problème de Airbnb ne sera peut-être pas les bâtons qu'on veut lui mettre dans les roues mais les dérives de son fonctionnement pour faire de l'argent à tout prix.
L'Europe vise à faire comme les américains et partir sur Mars et c'est un problème de fond. Partir sur Mars, c'est un délire de milliardaire, il n'y a rien à faire sur Mars, on n'ira pas vivre sur Mars. Au lieu de faire le calcul de comment sauver la planète, on précipite encore des ressources, de l'argent dans de l'inutile. Il est urgent que l'Europe coincée entre la Chine et les États-Unis trouvent la troisième voie.
Le fameux monde d'après n'aura pas lieu.
C'est une réalité du métier, une parmi d'autres. On évoque ici les dépenses régulières que nous faisons pour pouvoir travailler. Dans n'importe quelle société, on vous confie un ordinateur professionnel de la boîte. Dans l'enseignement, on doit avoir son matériel. On pourrait rétorquer que depuis la COVID, une prime informatique de 150€ par an est versée, c'est vrai. Le problème du métier d'enseignant c'est en fin de compte son manque d'encadrement. 18h de cours à fournir sur le papier, mais combien de temps consacré à la mission et désormais aux extras. Le métier d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec celui d'hier. Les enfants à particularité, les problèmes sociaux, mais aussi la paperasse ont démultiplié les tâches. Je suis à un âge trop avancé pour envisager changer de métier qui conserve encore ses avantages comme les vacances qu'on veut raboter, mais pour quelqu'un de jeune, c'est un métier que je déconseille fortement.
On connait la réponse, il ne faut pas y aller. On va ressortir la phrase de Coluche qui reste de circonstance "Quand on pense qu'il suffirait que les gens n'achètent plus pour que ça ne se vende pas !". Je serais tout de même curieux de savoir comment justifier la bouteille d'Évian de 1 L à 12€ vendue à 0.53 € / L. Après, comme certains le font remarquer, si c'est noté de façon claire, c'est à la responsabilité du consommateur qui doit tout de même imaginer que sur la plus belle avenue du monde, les prix sont plus élevés.
Il s'agit ici d'un exemple typique du problème français. Un parmi d'autres, l'efficacité en est un autre. Non seulement un fauteuil à 34000€ c'est indécent parce que c'est le prix d'une bonne voiture mais c'est surtout considérer qu'on peut se le permettre avec l'argent du contribuable. Si on met bout à bout cet argent jeté en l'air il n'y a pas de quoi sauver le pays. Mais si on change radicalement de mentalité, une vision plus saine de l'utilisation des finances publiques, il y a peut-être quelque chose à faire.
Dans d'autres pays, ça aurait tourné au scandale politique et à la démission, mais comprenez que chez nous…
Le salarié avait tout de même quelques conflits avec son entreprise. Dans le monde de l'éducation désormais, les vacances n'existent plus puisque nous recevons des mails de toutes parts avec pour injonction de répondre quand il s'agit de nos inspecteurs. Le métier reste trop flou dans ses contours si bien qu'on peut considérer que nous travaillons tout le temps
Passoires thermiques : pourquoi certains propriétaires préfèrent vendre plutôt que faire des travaux
L'état essaie de trouver toutes les astuces pour faire remuer le marché de l'immobilier. J'ai envie de dire que c'est un peu comme la voiture et les zones à faible émission de zone. En vous interdisant d'utiliser votre véhicule actuel, il faudra, vous trouverez les ressources pour finir par changer de voiture. Avec un appartement interdit à la location, soit vous faites des travaux, soit vous vendez. Si dans l'absolu, on peut se dire que ça va dans le bon sens, l'analogie avec la voiture électrique s'arrête ici. En effet, la voiture électrique, contrairement à l'isolation, n'est pas forcément l'avenir ou la solution. La contrepartie de l'essence c'est ruiner les matières premières, je suppose que dans l'investissement pour ne plus avoir de passoire thermique, c'est une augmentation drastique du prix des loyers pour compenser l'investissement.
Moralité, ça ne règle en rien le problème du logement pour le français de base qui a le choix entre la passoire ou le loyer inabordable.
C'est un peu comme d'habitude. On stigmatise les pauvres, les chômeurs, ceux qui vivent sur le dos de l'état. On oublie que l'évasion fiscale coûte bien plus, qu'on donne 200 milliards aux entreprises pour réaliser que la population qui aurait pu bénéficier des aides ne les demande pas, car la précarité n'est pas que financière, elle est aussi intellectuelle. L'état se comporte comme les sociétés qui comptent sur l'ignorance des gens pour se faire de l'argent dessus. Une honte.
La crise des gilets jaunes est arrivée par la voiture avec l'augmentation de l'essence. Les gens qui prennent la voiture, si vous faites abstraction des types qui roulent dans des grosses voitures pour montrer leur puissance, l'utilisent parce qu'ils n'ont pas d'autre choix. Et c'est ce mépris du citoyen qui ne vit pas dans la ville, qui ne bénéficie pas des transports gratuits qui finiront par sauter au visage des politiques. A force de marginaliser de plus en plus de population, on favorise le terreau de la révolution.
J'ai lu cette phrase :
«Nous plaisantons, chantons, nous écrivons de la poésie. Même si l'on sait que le tsunami va nous engloutir, dans notre barque, nous sommes heureux.» Solène, 19 ans
Mano Solo aurait dit que ce qui compte, c'est pas l'issue, mais le combat. Elle est bien cette jeune et elle a certainement raison. On sait qu'on a perdu la bataille, qu'on ne sauvera jamais le monde, mais ce n'est pas une raison pour ne pas faire comme si.
Totalement surréaliste. Des gens qui font une émeute parce qu'ils font leurs courses au dernier moment. Il est évident que la caissière n'a pas le droit de rentrer chez elle pour fêter Noël en famille. Je ne sais pas ce qui aurait été un horaire raisonnable pour ces gens. 22 heures ?
La loi qui oblige la solidarité entre le bouchon et la bouteille ne fait pas que des heureux. À l'époque, j'ai souvenir d'avoir gardé les bouchons, aujourd'hui, je ne le fais plus. Mais ce n'est pas à cause de ce motif, même si ça y contribue. J'avais un collègue qui faisait la collecte directement dans l'enceinte de l'établissement. Forcément, entre la facilité et la piqure de rappel, ça aidait pas mal. On fait le constat comme souvent que parfois ça ne tient pas à grand-chose, un individu.
Il s'agit du traditionnel marronnier, mais j'aime bien son évolution. Dans la conclusion de l'article, il apparaît un peu de green washing en expliquant en toute logique que la revente permet de donner une seconde vie à son cadeau. Intéressant tout de même de voir comment on peut réussir à trouver des arguments. Le problème de fond reste pour ma part entier, l'injonction du cadeau dans ces périodes, de la réunion de famille, du bonheur. On offre pour offrir, parce que c'est la tradition.
Le ressenti quant à la baisse de qualité des jeux que j'exprimais dans mon dernier article n'est donc pas qu'un ressenti puisqu'on fait le constat d'une baisse de 30% des ventes en 2024. C'est donc un four collectif, mais aussi individuel parce que certains gros jeux prévus pour la gagne, n'ont finalement pas trouvé leur public. Une petite remise en question du côté des éditeurs ? Je n'y crois pas cinq minutes. Vous verrez qu'en 2025 il y aura encore plus de jeux et quelques faillites tout de même.
Des commissions à 3 centimes d'euros le colis, pas étonnant qu'ils soient nombreux à jeter l'éponge. Le fameux paiement en visibilité argumenté par une commerçante s'entend mais en fait j'ai envie de dire pas vraiment. Chez moi pendant des années, c'était un buraliste à 10 km tout de même qui avait le mondial relay. L'idée de prendre mondial relay c'est de faire une économie sur les frais de transports. La moralité, c'est que je ne vais pas me lancer dans des jeux d'argent, me mettre à fumer ou encore acheter des journaux que je ne vais pas lire. C'est un non-sens par rapport à l'opération de base qui consiste à faire des économies. Depuis c'est un carrefour city qui a pris le relai, si je puis dire, et dans ce cas, j'ai toujours quelque chose à acheter même si c'est légèrement plus cher qu'en grande surface.
Mondial relay d'ailleurs, doit bien sentir le vent tourner en installant à proximité de nombreuses enseignes comme Aldi, Lidl, Intermarché, des boites de récupération. Cinq jours de délai maximum, le client roi, c'était avant. Par contre, pour de gros colis, comme des croquettes de chats par 10 kilos, difficile de se passer des points relais. On sait qu'à la sortie, quand les petits commerçants arrêteront, ce sera le destinataire qui fera davantage de km tant les tarifs de la poste sont fous.
Les chinois boivent moins de vin, comme quoi le phénomène est mondial, mais surtout les chinois font du vin en Chine. Et je suis sûr qu'ils doivent bien maîtriser le domaine. Un vin fabriqué en Chine, c'est du vin de proximité, c'est du vin moins cher à produire.
Un article qui personnellement ne me surprend pas. Il faut en finir avec cette tradition des cadeaux de Noël. On ne s'étonnera qu'en parallèle, le cadeau qui sera au pied du sapin c'est l'argent : Noël : stop à la chasse aux cadeaux, voici ce que veulent les Français. L'argent, c'est peut-être impersonnel, mais on est certain qu'on ne se rate pas. L'article de Slate est assez édifiant je trouve et marque effectivement que le cadeau qu'on reçoit c'est un cadeau pas vraiment pour soi mais plutôt pour celui qui l'offre. Je préfère mieux demander ce que les gens veulent ou ne rien offrir.
L'exemplarité type du dysfonctionnement de la France. J'entends dans de nombreux podcasts que la France ne peut être qu'une grande nation et que notre peuple ne peut fonctionner que dans l'exceptionnel ou dans le sordide. Se rattacher en permanence à l'histoire de France c'est oublier le nivellement mondial des réseaux sociaux et des influences étrangères. La culture aujourd'hui est mondiale, être français ne veut plus dire grand-chose. Ce qui est certain, c'est que les politiques continuent de voir un grand pays avec une dette de 1000 milliards. Il serait peut-être temps d'oublier la gloire passée pour réaliser que les caisses sont vides et que ce type d'événement n'est bon qu'à creuser les déficits.