En fait, ce qu'on ne réalise pas quand on n'est pas dans le système, c'est que c'est finalement un mauvais moment à passer comme le manque de profs. A l'époque en 1993, j'ai 18 ans quand j'arrive sur les bancs de la FAC et on donne encore une bourse très conséquente pour les gens qui veulent faire enseignant. C'est quand j'arrive en licence qu'on réalise que nous sommes nombreux, trop nombreux et que le concours d'enseignant devient très difficile.
Le résultat aujourd'hui c'est en lien avec le trop plein d'élèves bacheliers, mais ça va se tasser. Dans mon secteur, la baisse de natalité est extrêmement importante et on le voit se répercuter au collège. On sait que la natalité est en chute libre, c'est donc le début. Tout ce qu'on voit en ce moment chez les petits qui en fin de compte légitime de ne plus recruter d'enseignants, va se propager dans le supérieur dans quelques temps.
La baisse de natalité va régler certains problèmes comme le logement mais va en créer d'autres comme faire vivre une population de vieux avec un minimum d'actifs. Quand Macron évoquait le réarmement, il a malheureusement totalement raison. Mais ce n'est pas dans le monde dans lequel on vit, que nos jeunes vont avoir envie de faire des enfants.