Bien sûr, quand tu es enseignant, tu ne peux qu'être satisfait d'un discours qui essaie de remettre de la rigueur dans l'éducation, qui demande qu'un élève soit capable d'écrire correctement. Seulement, c'est un peu le problème du moment, changer les règles du jeu au dernier moment, sans même faire l'effort de regarder qui est autour de la table. Après des décennies de nivellement par le bas, des élèves qui vont passer leur bac et qui sont illettrés, ça se ramasse à la pelle. Les bloquer ok, mais l'année suivante ? Auront-ils progressé en français ? Certainement pas. Il faut bien prendre conscience que relever le niveau sera bien plus long que le temps passé à détricoter les exigences de nos ancêtres. Non seulement il faut remettre l'exigence au cœur de l'éducation, mais il faut surtout se donner les moyens d'appliquer cette exigence. En gros, il faut trouver le moyen de pression pour remettre tout le monde au travail. Et ça, ce n'est certainement pas en maintenant des politiques de 90% de réussite aux examens. La question sera alors, on fait quoi de ceux qui ont échoué ?
1167 shaares