On réalise que le jeune ne rentre finalement dans aucune case et qu'interdire les réseaux sociaux, mettre des portiques, ne vendre que des couteaux à bout rond ne réglera pas le cas isolé d'un gamin fou. Le souci des couteaux n'est pas d'aujourd'hui, j'ai souvenir d'avoir un élève qui jouait avec un cran d'arrêt en classe. J'ai demandé poliment de ranger ce qu'il a fait, puis je me suis offert un rappel à la loi. C'était il y a 12 ans. Le problème de la santé mentale, c'est effectivement un problème de fond qui rejoint l'école et la société. Les enfants vont mal, on peut identifier des problèmes comme les réseaux sociaux mais aussi le monde anxiogène dans lequel nous vivons. Mais quel système de santé, quels moyens pour prendre en charge cette jeunesse qui va mal ? Ils n'y sont pas et on finira par payer des portiques moins chers que des salaires, le problème de la France qui préfère payer du matériel que des hommes.
1092 shaares