Le discours des syndicats fait pour ma part froid dans le dos. Quand le ministre de l'éducation nationale dit qu'il ne faut pas mentir aux élèves et aussi aux parents dans la foulée sur leur niveau, il a un milliard de fois raison. Tout devrait abonder dans ce sens, l'idée qu'il va falloir suer un peu pour réussir. Car ici le discours des syndicats qui dit qu'à l'école tout le monde devrait réussir et qu'on vise à disqualifier une partie de la population est totalement absurde. L'école n'est pas un épanouissement pour tout le monde et ils sont nombreux à faire leur chemin hors du système scolaire. Ce qui manque aujourd'hui c'est l'envie, c'est la rigueur, c'est l'exigence. Alors oui, s'il faut passer par dix points de moins sur le DNB c'est un début. Quand le ministre dit qu'il ne faut pas mentir, avoir 90% de réussite au DNB pour avoir des tests de 4eme très mauvais et d'entrée en seconde GT catastrophique y compris pour des élèves avec mention, c'est bien que l'examen a un problème.
Ce que le ministère ne calcule pas toutefois, et c'est certainement pour moi le problème de fond, c'est la réaction. Si le DNB ne trouve pas une signification, un enjeu, comme le passage en seconde, les élèves qui ne l'auront pas n'en auront rien à faire, comme leur premier iPhone.
Je salue toutefois cette volonté d'essayer de faire au moins bouger les lignes.