Comme j'aime me citer, voici ce que j'avais noté avant la réalisation de cette demi-journée :
C'est l'illustration même du problème de notre métier. En gros, de la veille pour le lendemain, on attend que les profs, la direction se débrouille pour organiser une journée qui bien sûr ne servira absolument à rien. Et c'est le quotidien, la vie à l'arrache. Une école qui doit faire de plus en plus de missions, de plus en plus dans l'urgence au bon vouloir des ministres qui sont persuadés qu'ils vont avoir la réforme utile qui va redresser le niveau.
Vous remarquerez le terme employé. Certains élèves ont la sensation d'avoir été écoutés, malheureusement être écouté ne sert à rien s'il n'y a pas les millions d'euros derrière pour régler le problème. Il manque de plus une vision à long terme. On n'a pas encore atteint le pic lycéen mais au niveau des écoles primaires c'est la dégringolade. Il faut donc expliquer si on est courageux politiquement qu'il faut faire effectivement le nécessaire pour que ce soit moins catastrophique mais pas dans une vision sur le long terme. Le long terme c'est moins d'élèves, ainsi certainement la nécessité de fermer des établissements scolaires trop vétuste. Le long terme c'est l'inutilité de recruter des profs qui seront trop nombreux, et bien sûr parcoursup ne sera qu'un détail, puisqu'en poussant vers le haut, on n'aura plus besoin de créer des places.
J'espère qu'ils en profité pour expliquer à cette jeunesse de faire des enfants pour payer les retraites des enseignants.