La réforme du DNB va dans le bon sens en relevant la difficulté à savoir 40% pour le contrôle continu et 60% pour l'épreuve. En fin d'année, il apparaissait que les enfants partaient tous à la moitié du temps, un travail réalisé à l'arrache pour partir le plus rapidement en vacances. Des mentions très bien, en veux-tu, en voilà, pour se retrouver avec des élèves en entrée de seconde avec des résultats catastrophiques. On ne peut donc que saluer l'intention, mais certainement pas la manière sauf si c'est pour démontrer quelque chose.
L'épreuve de maths est réformée, on voit apparaître des automatismes sans calculatrice pour un tiers de la note. Une fois de plus, on peut se ravir de voir le calcul mental revenir sauf que nos élèves ne savent pas faire des calculs simples, ne connaissent pas leur table de multiplication et j'en passe. Pas de sujet 0 pour avoir les attentes et on aurait bien aimé une distinction entre l'enseignement professionnel/agricole et le DNB général.
On peut se dire que le gouvernement va certainement sauter le 8 et peut-être avec lui cette réforme du brevet engagée. Je ne crois pas que la volonté de remettre la "difficulté" au goût du jour soit la simple décision de madame BORNE qui n'est toujours pas ma mère mais une volonté des gens qui tiennent les manettes de l'éducation nationale. À un moment, on peut difficilement expliquer aux français qu'ils vont devoir sacrifier des jours de congé, travailler plus pour pas plus et materner les générations futures qui vont devoir faire plus d'effort.
Le scandale de fond est toujours le même, celui qu'on a depuis Jean-Michel Blanquer, celui de lâcher une réforme pour un examen de fin d'année en comptant sur la flexibilité de tous. Quand on demande à nos élèves du sérieux de l'anticipation, le ministère quant à lui fait pire qu'un ado de 14 ans en faisant tout à l'arrache.