De la difficulté des relations humaines en ce siècle. Les applications de rencontre fonctionneraient seulement pour 10% et dans une société où chaque mot ou geste mal interprété peut vous conduire en prison, il est désormais nécessaire d'être expert en gestuelle du corps et du comportement pour savoir s'il y a une opportunité. Avec une société hyper connectée, les gens n'ont pourtant jamais été aussi seuls et cela ne va pas s'arranger. On comprend dès lors le succès des coachs en séduction, des coachs de vie tout simplement. Des gens pour nous prendre en main pour ce qu'il semblerait nous ne soyons plus capables de faire. Il est intéressant de noter que faire croire à notre incapacité, c'est bon pour le business. On avait déjà les réparateurs pour tout, alors parfois, c'est évident à faire soi-même, désormais, même pour la manière d'être on nous explique notre incapacité à être nous-même et la façon d'être.
83% des gens prévoient de boire pour le premier de l'an ou avaient prévu. Je ne bois pas une goutte d'alcool depuis une mauvaise cuite à 18 ans qui m'a marquée à vie. Et je me rends compte que c'est un problème de moins, comme celui de ne pas fumer. Il est impressionnant de voir comment on se pousse à l'autodestruction. Pour le fait de ne pas boire, participant à très peu de fêtes, je n'ai jamais ressenti de pression sociale quant au fait de boire ou non. Mais je peux tout à fait comprendre à la lecture de l'article que selon les personnes qu'on fréquente ça peut devenir rapidement pénible en tant que pression sociale.
J'ai lu cette phrase :
«Nous plaisantons, chantons, nous écrivons de la poésie. Même si l'on sait que le tsunami va nous engloutir, dans notre barque, nous sommes heureux.» Solène, 19 ans
Mano Solo aurait dit que ce qui compte, c'est pas l'issue, mais le combat. Elle est bien cette jeune et elle a certainement raison. On sait qu'on a perdu la bataille, qu'on ne sauvera jamais le monde, mais ce n'est pas une raison pour ne pas faire comme si.
Il s'agit du traditionnel marronnier, mais j'aime bien son évolution. Dans la conclusion de l'article, il apparaît un peu de green washing en expliquant en toute logique que la revente permet de donner une seconde vie à son cadeau. Intéressant tout de même de voir comment on peut réussir à trouver des arguments. Le problème de fond reste pour ma part entier, l'injonction du cadeau dans ces périodes, de la réunion de famille, du bonheur. On offre pour offrir, parce que c'est la tradition.
Les bons conseils santé pour se déglinguer pendant les fêtes et repartir de bons pieds au prochain coup. Typiquement une société qui va bien, pendant que d'autres crèvent de faim, d'autres crèvent d'obésité.
Un article qui personnellement ne me surprend pas. Il faut en finir avec cette tradition des cadeaux de Noël. On ne s'étonnera qu'en parallèle, le cadeau qui sera au pied du sapin c'est l'argent : Noël : stop à la chasse aux cadeaux, voici ce que veulent les Français. L'argent, c'est peut-être impersonnel, mais on est certain qu'on ne se rate pas. L'article de Slate est assez édifiant je trouve et marque effectivement que le cadeau qu'on reçoit c'est un cadeau pas vraiment pour soi mais plutôt pour celui qui l'offre. Je préfère mieux demander ce que les gens veulent ou ne rien offrir.
D'où vient la confiance de la génération X ? C'est une question que ne pose pas l'article. Je peux donner au moins une partie de la réponse pour le voir dans mon entourage. En fait, la génération X sait qu'elle a le filet de secours avec ses boomers de parents, comme c'est le cas depuis qu'elle est née. Une garantie que n'avaient pas les boomers dont je fais partie. Seulement, cette situation ne pourra pas durer de façon infinie, en tout cas en France. Avec une société et des finances qui s'effondrent, il commence à y avoir des trous dans le filet de sécurité. Rajoutons à cela que la génération actuelle est tellement égoïste qu'elle ne reproduira peut-être pas le schéma de surprotection en passant largement avant ses enfants.
Dans un monde dans lequel les relations sont de plus en plus complexes, déshumanisé, l'animal va certainement prendre une place de plus en plus importante. C'est bien les chats.
Si on fait un article de ce type, c'est qu'on sait qu'il sera lu. Il fait donc écho à nombre de personnes qui considèrent que les fêtes de Noël sont un sacerdoce. J'en fais partie. Je pense qu'il faut entrer en résistance, et tant pis si on froisse. Car en fin de compte, on se tait au profit du nombre, ou pas. Ce que je veux dire c'est qu'on fait les traditions, on a l'impression qu'il faut s'y soumettre, que tout le monde trouve son compte. Sauf, que peut-être personne n'ose franchir la ligne rouge, évoquer son ras-le-bol, son envie d'être ailleurs, exprimer qu'on en peut plus de manger de la dinde et se souhaiter la bonne année.
Que celui qui n'a jamais reçu un cadeau tout pourri, me jette la première pierre. Cette année, la guerre est déclarée, j'ai demandé à ne pas avoir de cadeaux, de chocolats ou de nourriture. Les gens font des cadeaux pour les faire, par obligation, par tradition, comme pour tout.
On s'oriente gentiment vers un monde dystopique qui fait penser à Ready Player One. Dans le film, les gens ne quittent plus leur domicile et passent leur temps à s'abrutir dans des univers virtuels. Il faut dire que dehors avec la pollution et la pauvreté, c'est pas fameux. Ce qu'il faut tout de même prendre en considération, c'est que nous sommes fautifs. Nous sommes responsables de nos peurs, quand on sait que la mauvaise rencontre que font nos filles dans les histoires de viol par exemple, c'est à 90% du temps une personne connue, et de l'entourage. Les écrans arrangent bien tout le monde, on sait où est l'enfant, on ne sait pas trop ce qu'il fait mais on se rassure en se disant qu'il ne peut rien lui arriver. Sauf que les dépressions augmentent, les jeunes sont physiquement et moralement de plus en plus mal.
Il y a quelque chose que je trouve assez intéressant, amusant et effrayant à la fois. A une époque, cette idée de deux heures de sport en plus, présentée comme une injonction pour sauver une jeunesse qui ne fait plus rien n'aurait pas eu de sens. Les jeunes faisaient du sport, des activités, aujourd'hui ils ne font rien. Les sportifs ont donc raison, il faudrait pour le bien collectif davantage de sport. Sauf que le problème et c'est ici que c'est assez effrayant, c'est que l'école ne peut pas se suppléer à tout. Je suis passé de simple professeur à éducateur dans mes missions. On en fait tellement au quotidien pour pallier les carences familiales qu'il faudrait qu'on vive avec nos élèves. Cette vision d'imposition devrait après tout être imposée aux adultes pour casser notre sédentarité, notre surpoids. On se rapproche quand même de plus en plus d'une société décrite dans S.O.S Bonheur de Vanhamme.
Le système pénitentiaire plein à craquer avec des taux d'occupation qui peuvent monter jusqu'à 200% s'assure une paix sociale en fermant les yeux. Pendant ce temps, ces gens sont contactés pour devenir des influenceurs et être rémunérés. Avec un peu d'ironie, on pourrait y voir une potentielle réinsertion.
Non seulement on se tire une balle dans le pied parce qu'on a des gens brillants qui ne pourront pas faire d'étude, mais en plus on va creuser des inégalités sociales et de territoire. Je suis en région parisienne ou dans une grande ville, je vis chez mes parents j'ai accès à toutes les universités possibles, je suis à la campagne, mes parents n'ont pas d'argent, je vais pousser à BAC +2 si j'ai la chance d'avoir un BTS. L'ascenseur social est mort.
C'est bien gentil de vouloir venir dans le sud de la France. Malheureusement, quand on sait que l'Aude est le deuxième département le plus pauvre de France après la Seine-Saint-Denis, qu'à Béziers un enfant sur deux vit sous le seuil de pauvreté, pareil à Perpignan, quasiment pareil à Nîmes, il faudrait s'interroger sur la capacité de notre région à recevoir tout le monde.
Jusqu'à cinq milliards d'économie par an pour une mesure qui ne fonctionne pas. J'ai envie de dire autant d'argent qu'on aurait pu investir dans l'éducation afin d'assurer la mixité sociale. Ce que j'écris est faux, car on sait bien que l'école dépend du quartier, de la ville ou parfois de l'argent des parents pour une grosse école privée. Mais derrière le SNU, il y avait le rêve de la mixité sociale du service militaire où le fils d'ouvrier côtoyait le fils du patron. Sauf que le modèle n'est plus applicable avec la jeunesse d'aujourd'hui qui préfère fuir l'école pour guetter à 300€ la journée. Il faut faire l'éducation où on peut la faire et c'est déjà trop tard pour le SNU, c'est à l'école.
Sur le papier, une IA qui gèrerait des tâches à notre place, pourquoi pas. Je pense toutefois qu'on répond aux mauvaises questions. La première, c'est n'y a-t-il pas déjà une informatique plus générale à mettre au point au service de tout le monde ? Quand je vois mon entourage, tout le monde est en galère avec l'informatique, les sites internet obligatoires, son téléphone, ses abonnements et j'en passe. Ensuite, on peut s'interroger sur l'efficacité de l'informatique au quotidien mais aussi aux tâches du quotidien. Est-il réellement utile de recevoir cinquante mails professionnels par jour ? Ne peut-on envisager de façon générale une vie plus simple et moins administrative où les automatismes seraient réalisés en amont ? Enfin, est-ce que je pourrais vraiment avoir confiance en une IA qui prendrait mes rendez-vous à ma place, qui ferait mon tri à ma place ? Spoil pour ce dernier point : certainement pas !
Le père Matthieu, 1.2 million de followers sur TikTok, quitte la prêtrise. Les arguments avancés par l'ancien prêtre sont assez singuliers. Forcément, l'église n'est pas vraiment l'organisme le plus progressiste qu'on puisse chercher. J'ai une autre histoire qui me vient en tête, celle de sœur sourire. Pour les plus jeunes d'entre vous, je vous renvoie à la page Wikipédia. Suite à son carton international, Dominique, elle quitte les ordres pour faire carrière dans la chanson. Est-ce que finalement le père Matthieu n'aurait pas succombé à l'orgueil ?
Forcément, quand tu cherches de l'argent, tu regardes partout. Ce qui est formidable avec les taxes, surtout en France, c'est que tu n'as même plus besoin d'essayer de trouver des justifications pour taxer. On préfèrera mieux taxer les propriétaires de chien qui sans mauvais jeu de mots fermeront leur gueule que de s'attaquer aux GAFAM. Car si on fait la réflexion quant à la nuisance des chiens qui effectivement existe, je suis le premier à pester sur les crottes qu'on voit de partout dans le village, c'est négliger l'impact positif des animaux sur les gens. Et c'est ici que je veux en venir. Une personne qui demain n'a plus d'animaux, car elle n'a plus les moyens d'en avoir, quelqu'un qui supporte sa solitude, c'est quelqu'un qui ira mal et qui fera porter sa détresse sur le système social. De l'autre côté la nuisance des GAFAM est certainement plus subtile, mais si on met bout à bout ce que coûte le temps d'écran, le harcèlement, les suicides en lien avec les réseaux sociaux, ça doit coûter certainement plus cher que nos animaux à quatre pattes.
J'ai déjà vu plusieurs fois la halle de la machine et c'est quelque chose que je recommande sincèrement si vous allez faire un tour à Toulouse. Pour des gamins notamment, qu'il devient de plus en plus difficile d'amener au musée ou voir des expositions. Il y a quelques jours, j'échangeais avec mes élèves sur les assassinats de Samuel Paty et de Dominique Bernard. J'expliquais que le processus démocratique permettait justement d'exprimer son désaccord, son mécontentement. Je trouve qu'il est important pour l'Église catholique d'affirmer ses valeurs en rappelant qu'on peut être étonné par le message. Pas de violence, une simple messe, c'est sûr que c'est moins dans l'air du temps où l'on jette de la nourriture sur les œuvres d'art, où l'on frappe sur son interlocuteur quand on ne l'écrase pas avec son SUV.