Sous la menace d'une action en justice, l'École polytechnique annule sa migration vers Microsoft 365
Il ne manquerait plus que se produise la même chose dans l'éducation nationale pour créer une panique collective chez les enseignants qui devraient abandonner Microsoft Office au profit de solutions libres. Le changement de position des icônes est une telle fatalité… Dans l'absolu si on réfléchit bien, les gens sont quand même idiots. On a d'un côté une solution payante, certes performante, mais dont le tarif ne cesse d'augmenter et de l'autre une solution gratuite à vie. Continuer à se battre pour payer, c'est ridicule.
Le premier conseil, c'est de ne pas s'en foutre. Écrit comme cela, cela peut sembler étrange, pourtant, c'est le cas. Avoir envie de faire une copie propre, de se poser des questions les règles grammaticales, sur le sens de ses phrases et j'en passe. À partir du moment où l'on commence à s'en préoccuper c'est un pas vers l'amélioration.
Bien sûr, quand tu es enseignant, tu ne peux qu'être satisfait d'un discours qui essaie de remettre de la rigueur dans l'éducation, qui demande qu'un élève soit capable d'écrire correctement. Seulement, c'est un peu le problème du moment, changer les règles du jeu au dernier moment, sans même faire l'effort de regarder qui est autour de la table. Après des décennies de nivellement par le bas, des élèves qui vont passer leur bac et qui sont illettrés, ça se ramasse à la pelle. Les bloquer ok, mais l'année suivante ? Auront-ils progressé en français ? Certainement pas. Il faut bien prendre conscience que relever le niveau sera bien plus long que le temps passé à détricoter les exigences de nos ancêtres. Non seulement il faut remettre l'exigence au cœur de l'éducation, mais il faut surtout se donner les moyens d'appliquer cette exigence. En gros, il faut trouver le moyen de pression pour remettre tout le monde au travail. Et ça, ce n'est certainement pas en maintenant des politiques de 90% de réussite aux examens. La question sera alors, on fait quoi de ceux qui ont échoué ?
Je ne connais pas le monsieur mais la réflexion est juste. Dans mon village notre cabinet de kiné c'est six personnes. Les six ont fait leurs études en Espagne à faire leur cursus en catalan. Ils ne sont pas incompétents et preuve en est qu'ils étaient faits pour le métier puisqu'ils travaillent de façon totalement légale dans notre pays. La sélection ici est une fois de plus financière, avec une sélection par l'argent pour qui aura les moyens de se payer une vie en Espagne.
La logique est toujours la même. Sur une classe de 35 élèves, si 20 choisissent la solution de facilité à savoir ne pas aller en stage, ce sera une fois de plus à l'école de gérer les élèves. Et c'est là qu'on va avoir une masse de problèmes. Le premier problème c'est qu'un prof qui est annualisé, son temps de travail est calculé pour que lorsque ses élèves sont en stage, il n'est pas au boulot. S'il est au travail il faut le payer. Ensuite, ouvrir les portes de l'entreprise pour découvrir le monde du travail avec des visites tous les jours, c'est encore la fête au village. Il faut payer le transport, contacter les entreprises et j'en passe. C'est donc une fois de plus un travail important qui va être relégué aux établissements scolaires.
Enfin dernier point et pas des moindres. La France a un record de mort au travail, les jeunes en particulier, je suis bien placé pour le savoir. C'est peut-être dans cette direction qu'il faudrait regarder, à savoir si les entreprises sont secure et à fortiori pour les gamins qui viennent sur une période d'observation puisque c'est le cas des troisièmes et des secondes.
C'est encore à l'école qu'on va devoir assumer une journée de plus. Ce n'est pas moi qui mets un smartphone dans les mains des enfants, ce n'est pas moi qui autorise les enfants à s'inscrire sur les réseaux sociaux. L'école n'est pas là pour soulager tous les maux de la société.
Une police de caractère pour les écoles.
Les gens consomment moins de culture, car ils consomment davantage d'écrans. Ne me remerciez pas pour cette réponse, d'autres auraient pu faire la même.
14.5 de perte d'effectifs sur les dix prochaines années ce n'est pas rien. On va avoir une masse de boomer qui vont partir à la retraite et dont les postes ne seront pas renouvelés. Les syndicats pour ma part sont à côté de la plaque, avec l'idée de dire qu'avec deux enseignants par classe on améliorerait le confort. La première chose à laquelle il faudrait penser, c'est plutôt repenser la France. La première chose c'est au lieu de fermer des écoles dans les endroits où l'on produit notre agriculteur, faire le calcul pour au contraire en rouvrir. On veut davantage d'agriculteurs mais on met la pression sur les lycées agricoles avec des élèves qui bien sûr ne veulent pas faire paysans. On se dit qu'il faut deux enseignants par classe, certainement mais pourquoi ? L'inclusion, la paperasse, toujours plus d'injonctions, autant de demandes stériles pour comprendre pourquoi le niveau baisse quand plus personne n'a d'exigence pour les enfants et les parents et le système. C'est l'école qu'il faut repenser et le nombre d'enseignants n'est qu'une variable infinitésimale de l'équation. Quand à l'époque on sait que les collègues faisaient cours à 40 par classes, c'est que quelque chose s'est passé. Et pas quelque chose de bien.
On soulève effectivement un problème : réfléchir. Mais quand tu n'as pas les codes, que tu es au degré zéro de la culture, cette fameuse réflexion, ce bon sens, c'est difficile de l'avoir. Le problème est bien plus large, avec des enfants qui refusent la culture parce que ça ne sert à rien, c'est le refus de la compréhension du monde.
Je reste toujours perplexe face à ce type de mesure. L'ENT même s'il a ses limites a quand même de nombreux avantages pour tout le monde. Un suivi précis, la certitude que les gamins ont bien l'information, la communication par messagerie. En fin de compte on fait un pas en arrière, plutôt que d'apprendre un usage professionnel de l'outil, on le diabolise. On évoquait à une époque l'obligation d'un contrôle parental pour les appareils électroniques, il serait peut-être temps que les parents puissent installer un contrôle facile, solide, pour savoir ce que font leurs enfants sans supprimer tout ce qui peut avoir du sens d'un point de vue culturel et pédagogique.
L'Autriche ouvre le bal dans les pays Européens après l'Australie et avant la France.
Voilà comment fonctionne les écoles françaises, grâce à la bonne volonté des gens et pas du système.
On comprend qu'on n'arrivera jamais à s'en sortir. S'il y a bien un secteur dans lequel le rendement n'a aucun sens, dans lequel il n'y a aucun impératif si ce n'est moral, pédagogique, économique quand même, c'est bien l'école. Si on peut comprendre que pour des professionnels qui tous les jours utilisent des logiciels précis une bascule est complexe, pour des élèves, ça changerait quoi de tout basculer dans le libre ? Rien d'un côté, tout de l'autre. On ferait des économies de dingue, on planterait la graine de la liberté, on montrerait la volonté de l'état Français de se libérer des produits américains. Enfin bon comme d'habitude, en France on aime décevoir et on le fait très bien.
Un article complet avec la démarche NIRD (Numérique inclusif, responsable et durable) avec du AKA dedans qui rappelle que ce n'est pas que de l'écologie, du hardware, mais c'est surtout de l'éducation et de la politique.
Tout s'explique, et j'en déduis que je génère du pollen depuis 23 ans, je suis un arbre.
C'est tout le paradoxe de la situation. Enfin le paradoxe, les très nombreux paradoxes. Il faudrait une alimentation souveraine parce que mine de rien quand on voit que ça pète de partout, il vaut mieux avoir à manger sur son territoire. Seulement on n'aide pas vraiment les agriculteurs, le métier ne fait pas envie. Moralité les jeunes quittent la campagne, dans une logique d'économie l'état ferme les écoles et les services publics. Les récoltes sur le toit des immeubles n'étant certainement pas le meilleur moyen de nourrir sa population, à un moment il faudrait envisager de faire les bons choix politiques.
Un débat qui revient éternellement et qui n'a aucun sens. Pourquoi pas des journées plus courtes, pourquoi pas commencer à 9h. Seulement il y a deux points, si c'est pour que les élèves continuent à s'éclater les yeux sur les écrans jusqu'à pas d'heure +1 avec le décalage demandé ça ne sert à rien. Travailler au mois de juillet ou d'août c'est vivre c'est travailler avec des températures qui avoisinent les 40 degrés dans des établissements scolaires qui ne sont pas adaptés. On joue donc à se faire peur, on cherche de fausses solutions pour éviter le coup de pied au cul généralisé qui imposerait aux gosses du travail, de la rigueur et des efforts.
Ce qui est intéressant dans l'article ce sont les commentaires. Les gens très intransigeants expliquent qu'en fin de compte, Caroline Grandjean n'avait qu'à accepter la mutation qu'on lui proposait. C'est par ce genre de raisonnement qu'on justifie le viol d'une fille qui portait une jupe trop courte. Ce que ces gens ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre c'est qu'effectivement ce n'est pas à une enseignante qui est dans son bon droit de quitter son école. C'est aux gens qui vivent dans son village de se conformer à la loi. Accepter la mutation, c'est reconnaître qu'on a le droit d'être homophobe dans ce coin du Cantal, une zone de non droit. Sa veuve a donc raison, il y aurait dû y avoir un soutien indéfectible pour faire cesser tous les agissements. Il faut ainsi voir si chacun a fait son job.
L'étau commence à se resserrer autour des réseaux en Europe. Il faut dire que le contexte est favorable à tous les niveaux avec notamment un désir de l'Europe de marquer son territoire et d'appeler à la souveraineté. Reste à voir désormais l'application. Si on peut se féliciter de voir enfin les états essayer de reprendre le contrôle sur les réseaux, il est regrettable que ce soit sur fond de tension politique et économique, et pas pour le véritable motif, le seul valable, la santé mentale de notre jeunesse.